Argent facile sur les réseaux sociaux : attention au « money muling »

29 septembre 2026

© Police Lëtzebuerg
© Police Lëtzebuerg

Recevoir de l'argent sur son compte, le transférer et garder une commission : derrière cette promesse de gain facile se cache le « money muling », une pratique illégale qui touche notamment les jeunes au Luxembourg.

Quelques centaines d'euros contre un simple virement bancaire ? La proposition peut sembler tentante, surtout lorsqu'elle arrive sur les réseaux sociaux. Pourtant, accepter de faire transiter l'argent d'une autre personne sur son compte peut vous faire participer à une opération de blanchiment.

Le phénomène porte un nom : le « money muling ». Le principe consiste à recruter des intermédiaires, appelés « money mules », qui reçoivent de l'argent provenant notamment de fraudes ou de phishing. Ils doivent ensuite le transférer vers un autre compte ou le retirer en espèces avant de le remettre à une autre personne, en conservant une commission.

© Police Lëtzebuerg

Les jeunes particulièrement ciblés

Au Luxembourg, la Police constate une augmentation du phénomène chez les jeunes. Les recruteurs passent notamment par les réseaux sociaux et les services de messagerie, comme Snapchat, et ciblent également les personnes en situation financière précaire.

Pour sensibiliser directement ce public, la Police s'est associée au Maacher Lycée au début de l'année. Cette fois, pas question de simplement délivrer un message de prévention aux élèves : ce sont eux qui ont été chargés de l'imaginer.

Trois groupes ont ainsi conçu leur propre campagne et réalisé notamment de courtes vidéos. Les créations ont été présentées le 28 septembre et un projet a finalement été retenu. La vidéo et l'affiche réalisées par les élèves seront désormais utilisées par la Police dans ses campagnes de prévention.

© Police Lëtzebuerg & Maacher Lycée

Jusqu'à cinq ans de prison

Car prêter son compte bancaire n'est pas sans conséquence, même lorsque l'on ne se considère pas soi-même comme un escroc. La Police rappelle qu'il est interdit de mettre son compte ou sa carte bancaire à la disposition d'un tiers.

Les personnes poursuivies pour blanchiment risquent entre un et cinq ans de prison et/ou une amende pouvant aller de 1 250 à 1,25 million d'euros. Le compte bancaire peut également être gelé et les fonds saisis.

Face à une proposition d'argent facile, le réflexe est donc simple : ne jamais communiquer ses données bancaires, prêter son compte ou transférer des fonds dont on ignore l'origine. Une personne qui pense avoir déjà servi de « money mule » doit interrompre les transactions et contacter immédiatement la Police.

Mise à jour le 01 octobre 2026

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