Chaque automne, au moment du changement d’heure, la même question revient : faut-il avancer ou reculer sa montre ?
Deux fois par an, le même petit doute s’installe. Une heure en plus ou une heure en moins ? Pour s’en souvenir, une astuce toute simple : en octobRE, on REcule. Et à l’approche d’AVril, on AVance.
Cette année, le passage à l’heure d’hiver aura lieu dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre. À 3 h du matin, les horloges reculeront d’une heure : il sera de nouveau 2 h.
Bonne nouvelle pour ceux qui aiment dormir : nous gagnons donc, en théorie, une heure de sommeil. La contrepartie se fera sentir dès le lendemain avec une nuit qui arrivera plus tôt.
Mais pourquoi change-t-on encore d’heure ?
L’idée de jouer avec les horloges n’est pas nouvelle. Plusieurs pays européens ont adopté différents systèmes d’heure d’été au cours du XXème siècle, notamment dans un objectif d’économie d’énergie. La pratique s’est particulièrement développée dans le contexte du choc pétrolier des années 1970. L’Union européenne a ensuite progressivement harmonisé les calendriers de ses États membres à partir de 1980.
Le principe : profiter davantage de la lumière naturelle pendant les mois où les journées sont les plus longues et limiter ainsi certains besoins en éclairage artificiel.
Mais avec l'évolution de nos habitudes et des équipements, notamment l'éclairage basse consommation, les économies d'énergie attribuées aujourd'hui au changement d'heure sont considérées comme marginales. Une étude du Parlement européen publiée en 2017 concluait également que ses effets économiques étaient difficiles à établir précisément.
La fin du changement d’heure devait pourtant arriver
Vous vous souvenez peut-être avoir entendu, il y a quelques années, que nous allions bientôt arrêter de changer nos horloges. Ce n'était pas une fausse information.
En 2018, la Commission européenne a organisé une vaste consultation publique. Sur 4,6 millions de réponses, 84 % se sont prononcées en faveur de la fin du changement d'heure saisonnier. La Commission a alors proposé de supprimer le dispositif.
En mars 2019, le Parlement européen s'est à son tour prononcé en faveur de cette suppression, avec l'objectif de mettre fin aux changements saisonniers en 2021, mais la pandémie du Covid-19 et les différentes crises ont bousculé les plans et la question n’est plus à l’ordre du jour.
Sommeil, santé… un changement pas si anodin
L’autre argument régulièrement avancé contre le changement d’heure concerne notre horloge biologique. Le passage d’une heure à l’autre peut perturber temporairement notre rythme circadien, celui qui régule notamment l’alternance entre veille et sommeil. Les effets observés varient toutefois selon les personnes et les études.
Et une petite heure peut suffire à dérégler nos habitudes. Difficultés à s’endormir, réveils plus compliqués, fatigue ou baisse de vigilance peuvent accompagner les premiers jours, le temps que l’organisme retrouve son rythme. Les enfants, les personnes âgées ou celles qui ont déjà un sommeil fragile peuvent notamment être plus sensibles à cette transition.
Une chose, en revanche, ne changera pas cette année : dimanche 25 octobre, à 3 h, il sera 2 h. Smartphones, ordinateurs et autres appareils connectés devraient effectuer le changement automatiquement. Pour les autres horloges, il faudra quand même s’en charger soi-même !