Une année difficile pour les récoltes au Luxembourg

18 septembre 2026

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Les vagues de chaleur et le manque de pluie ont fortement marqué la saison agricole au Luxembourg, avec des conséquences très variables selon les cultures.

La moisson 2026 restera comme l’une des plus précoces jamais observées au Luxembourg. Après un début d’année plutôt favorable, les vagues de chaleur apparues dès la mi-mai, puis en juin, combinées au manque de précipitations, ont considérablement accéléré la maturation des céréales. Avec un déficit de pluie pouvant atteindre 100 mm en juin et juillet, la moisson était déjà terminée dans tout le pays au début du mois d’août.

Le bilan présenté le 26 août par la ministre de l’Agriculture, Martine Hansen, et plusieurs représentants du secteur reste toutefois contrasté. Les céréales d’hiver affichent des rendements satisfaisants, même s’ils restent légèrement inférieurs à la moyenne des dernières années. Les céréales de printemps ont davantage souffert de la sécheresse, tant en quantité qu’en qualité.

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Le fourrage particulièrement touché

La situation est plus préoccupante dans les prairies, alors qu’environ trois quarts de la surface agricole utile du pays sont consacrés à la production de fourrage destiné aux ruminants. Après deux premières coupes moyennes mais de bonne qualité, la troisième a été pratiquement anéantie par la sécheresse. Certains éleveurs puisent ainsi depuis plusieurs semaines dans les réserves normalement destinées à l’hiver.

Le maïs destiné à l’ensilage présente quant à lui de fortes différences selon les précipitations locales. Certaines parcelles restent satisfaisantes, tandis que d’autres ont déjà dû être récoltées en raison du manque d’eau. Les producteurs de pommes de terre s’attendent également à une baisse des rendements après une année 2025 particulièrement abondante.

Plus de 11 000 hectares concernés

Les premières estimations concernant les cultures assurées font état d’environ 5 600 hectares de céréales et 6 000 hectares de maïs touchés. Les prairies ont elles aussi fortement souffert, mais les dégâts ne peuvent pas encore être précisément chiffrés.

À ces difficultés météorologiques s’ajoute la hausse des coûts de production. Si les prix des céréales ont progressé de 10 à 15 % par rapport à l’année dernière, cette augmentation ne suffit pas à compenser la hausse du prix des engrais et du carburant ainsi que la baisse des rendements, estime Serge Turmes, directeur de De Verband Group/Versis.

La suite de la saison dépendra désormais notamment des précipitations, attendues par les éleveurs pour permettre une dernière coupe de fourrage à l’automne.

Mise à jour le 30 septembre 2026

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