Après une période d'accalmie, les loyers affichés pour les appartements repartent à la hausse au Luxembourg, avec une progression de 5,8 % en un an.
Trouver une nouvelle location au Luxembourg risque de peser encore un peu plus lourd dans le budget. Au deuxième trimestre 2026, les loyers annoncés pour les appartements ont augmenté de 5,8 % sur un an, selon les nouveaux chiffres publiés par le STATEC et l'Observatoire de l'habitat. Une progression plus de deux fois supérieure à l'inflation, qui s'établit à 2,4 % sur la même période.
Après une relative stabilisation en 2024 et au début de 2025, le marché locatif connaît donc une nouvelle accélération. Mais cette hausse ne signifie pas que tous les locataires luxembourgeois ont vu leur loyer grimper de près de 6 %. Elle concerne les loyers affichés dans les annonces pour de nouveaux contrats de location. Les loyers des baux déjà en cours ont progressé beaucoup plus modérément, de 1,3 % en un an.
Les chambres meublées prennent de plus en plus de place
Autre changement notable dans le paysage locatif luxembourgeois : la montée des chambres meublées. Elles représentaient moins de 3 % de l'offre locative au début des années 2010. Elles en constituent désormais environ 14 %, principalement à Luxembourg-Ville et dans le sud du pays.
Et leur coût suit la même tendance. Entre 2010 et 2025, les loyers annoncés des chambres meublées ont progressé de 102,6 %, contre 83 % pour les appartements. Sur la seule dernière année, leur hausse atteint encore 4,9 %.
Pendant ce temps, les prix de vente reculent
Le contraste est d'autant plus intéressant que le marché de l'achat évolue dans la direction opposée. Au deuxième trimestre 2026, les prix des logements sont en baisse de 2,2 % sur un an, même s'ils ont légèrement rebondi de 1,1 % par rapport au trimestre précédent.
Le recul atteint 0,6 % pour les appartements existants, 2,5 % pour ceux en construction et 3,7 % pour les maisons anciennes. Le STATEC invite néanmoins à relativiser cette comparaison : le deuxième trimestre 2025 avait été exceptionnellement dynamique en raison de l'anticipation de la fin de plusieurs mesures fiscales.